Aller au contenu
échelle.com

Tout ce qui monteL'accès en hauteur, expliqué et comparé

Réglementation

Vérifications obligatoires : le tableau de vérification périodique

Par Rédigé avec l'aide d'une IA ⓘ

Harnais antichute à sangles colorées suspendus en rang dans une réserve propre
Image générée par IA (image virtuelle) : illustration, ne représente pas un produit ou une situation réels.

Avant toute utilisation, lisez la notice du fabricant et vérifiez l'état du matériel. Ce guide ne remplace ni la notice, ni une formation au travail en hauteur, ni l'avis d'un professionnel. En milieu professionnel, le Code du travail (articles R4323-58 et suivants) et l'évaluation des risques de l'employeur priment sur ce guide. Notre avertissement de sécurité.

La règle. L'employeur fait vérifier ses équipements selon la fréquence fixée par arrêté : échafaudage avant mise en service, chaque jour et tous les trois mois ; nacelle tous les six mois ; EPI antichute tous les douze mois. Aucun arrêté ne fixe de périodicité pour les échelles : il faut les maintenir en bon état (R4322-1).

Les textes

Ce que dit le texte

Le Code du travail ne fixe pas lui-même les fréquences : il renvoie à des arrêtés, équipement par équipement.

Conséquence pratique : un équipement n’a de périodicité obligatoire que si un arrêté la lui donne. Pour l’accès en hauteur, trois arrêtés comptent : celui du 21 décembre 2004 (échafaudages), celui du 1er mars 2004 (appareils de levage, dont les nacelles) et celui du 19 mars 1993 (équipements de protection individuelle). Les échelles, escabeaux, marchepieds, PIR et PIRL n’en ont aucun.

Le tableau

Tableau des vérifications : échafaudage avant mise en service, chaque jour et tous les trois mois ; nacelle tous les six mois ; plateforme suspendue manuelle tous les trois mois ; EPI antichute tous les douze mois ; ancrages et échelles sur recommandation

ÉquipementVérification et fréquenceTexteQui vérifieStatut
Échafaudage fixe ou roulantAvant mise ou remise en service (trois examens), chaque jour (état de conservation), au moins tous les trois mois (examen approfondi)Arrêté du 21 décembre 2004Personne compétente désignée par l’employeur, ou organisme extérieurObligatoire
Nacelle élévatrice (PEMP) motoriséeÀ la mise ou remise en service, puis vérification générale périodique tous les six moisArrêté du 1er mars 2004, article 23 aPersonne qualifiée, interne ou externe (R4323-24)Obligatoire
Plateforme suspendue mue à la mainVérification générale périodique tous les trois moisArrêté du 1er mars 2004, article 23 bPersonne qualifiée (R4323-24)Obligatoire
EPI antichute (harnais, longes, antichutes)Au moins tous les douze mois ; contrôle par l’utilisateur avant chaque usageR4323-99 à R4323-103, arrêté du 19 mars 1993Personne qualifiée, interne ou externe (R4323-100)Obligatoire
Ancrages fixes et lignes de vieEssai à l’installation, puis au moins tous les douze moisRecommandation R 430 de l’Assurance Maladie, notice du fabricantPersonne compétente et qualifiéeRecommandé
Échelles, escabeaux, marchepieds, PIR, PIRLAucune périodicité fixée ; examen formalisé au moins tous les douze mois et contrôle visuel avant usageR4322-1 (maintien en état), OPPBTPL’employeur, au format de son choixRecommandé

Dans tous les cas obligatoires, le résultat est consigné au registre de sécurité (R4323-25) ; quand le vérificateur vient de l’extérieur, son rapport y est annexé (R4323-26). Le registre peut être tenu sur papier ou sur un support numérique (R4323-27).

Échafaudages : trois vérifications, pas une

L’échafaudage est l’équipement le plus encadré de la liste. L’arrêté du 21 décembre 2004 prévoit une vérification avant chaque mise ou remise en service (adéquation, montage et installation, état de conservation), un examen quotidien de l’état de conservation et un examen approfondi tous les trois mois au plus. Une interruption d’au moins un mois, un démontage, un choc ou un changement de site obligent à recommencer la vérification de mise en service. Le détail, avec les cinq cas de remise en service et les points examinés, est sur la page vérifier un échafaudage. Les rapports se tiennent dans un registre de vérification d’échafaudage.

Nacelles et plateformes suspendues : les appareils de levage

Une nacelle élévatrice est, pour le droit, un appareil de levage de personnes. L’article 23 de l’arrêté du 1er mars 2004 fixe la vérification générale périodique à douze mois en principe, mais à six mois pour les appareils mus par une énergie autre que la force humaine qui transportent des personnes ou élèvent un poste de travail, et à trois mois pour ceux qui élèvent un poste de travail à la force humaine. L’INRS rappelle qu’une vérification a lieu aussi à la mise ou remise en service. Conduire une nacelle demande en outre une autorisation de l’employeur, sujet traité dans la page CACES nacelle R486. Pour une nacelle louée, demandez au loueur la date de la dernière vérification ; les tarifs et conditions sont dans le guide location de nacelle.

EPI antichute : chaque année, et avant chaque usage

Les harnais, longes et antichutes figurent parmi les équipements de protection individuelle que l’employeur fait vérifier périodiquement (R4323-99), au moins une fois par an selon l’arrêté du 19 mars 1993 cité par l’INRS et par la DREETS Occitanie. La vérification est faite par une personne qualifiée (R4323-100) ; l’utilisateur, formé, contrôle aussi son équipement avant chaque utilisation. Les points d’ancrage fixes et les lignes de vie suivent une logique voisine : essai à la pose, puis contrôle au moins annuel selon la recommandation R 430, et toujours la notice du fabricant.

Échelles, escabeaux, PIRL : pas de périodicité, mais une obligation

C’est la confusion la plus répandue : aucun arrêté n’impose de vérification annuelle des échelles. L’arrêté de 2004 ne vise que les échafaudages. L’obligation qui s’applique est générale :

Pour le prouver, l’OPPBTP recommande un examen formalisé au moins tous les douze mois, consigné au registre de sécurité, et un contrôle visuel avant chaque usage ; pour l’escabeau, il précise que le format importe peu. Sur un chantier, l’article R4534-16 ajoute un examen après chaque démontage, défaillance ou effort anormal. Notre fiche de vérification des échelles sert de trace. Et avant de se demander comment vérifier une échelle, mieux vaut savoir si l’on a le droit d’y travailler : voir peut-on travailler sur une échelle ?.

Qui vérifie, et que risque-t-on ?

Les textes ne réservent pas les vérifications aux organismes de contrôle. Elles sont confiées à des personnes qualifiées, internes ou externes, compétentes pour l’équipement et sa réglementation, dont l’employeur tient la liste à la disposition de l’inspection du travail (R4323-24). Pour les échafaudages, l’inspection du travail peut exiger une vérification par un organisme agréé (article 7 de l’arrêté de 2004).

Ne pas faire les vérifications, c’est méconnaître le livre III de la quatrième partie du Code du travail : l’article L4741-1 punit l’employeur d’une amende de 10 000 €, appliquée autant de fois qu’il y a de salariés concernés. Ces règles s’inscrivent dans le cadre général présenté dans travail en hauteur : la réglementation, et les éditions des normes de chaque produit sont dans la table des normes.

Obligatoire, recommandé ou faux ?

Ce que l'on entend souvent, et ce qu'il en est
AffirmationStatut
Un échafaudage est vérifié avant sa mise en service, chaque jour, et au moins tous les trois mois.obligatoire
Une nacelle élévatrice motorisée passe une vérification générale périodique tous les six mois.obligatoire
Un harnais antichute est vérifié au moins tous les douze mois par une personne qualifiée.obligatoire
Les échelles et escabeaux doivent passer une vérification annuelle imposée par un arrêté.faux
Formaliser au moins une fois par an le contrôle des échelles, escabeaux, PIR et PIRL.recommandé
Seul un organisme de contrôle extérieur a le droit de faire les vérifications.faux
ParticulierCes vérifications sont des obligations de l'employeur : le Code du travail ne s'applique pas à vos propres travaux. Elles restent un bon repère. Si vous louez une nacelle ou un échafaudage, demandez au loueur la date de la dernière vérification.
ProfessionnelL'employeur dresse la liste de ses équipements, fait faire les vérifications aux fréquences fixées par les arrêtés par des personnes qualifiées qu'il désigne ou par un organisme, consigne les résultats au registre de sécurité et retire du service tout équipement défectueux.

Questions fréquentes

Faut-il faire vérifier ses échelles et escabeaux chaque année ?

Aucun arrêté ne l'impose. L'employeur doit maintenir ses échelles, escabeaux, PIR et PIRL en bon état (article R4322-1 du Code du travail), et l'OPPBTP recommande un examen formalisé au moins tous les douze mois, plus un coup d'œil avant chaque usage. Sur un chantier, le matériel est aussi examiné avant sa mise ou remise en service (R4534-15).

Qu'est-ce qu'une vérification générale périodique (VGP) ?

C'est la vérification qu'un arrêté impose à intervalle fixe pour certains équipements, afin de déceler à temps toute détérioration dangereuse (article R4323-23). Elle est faite par une personne qualifiée, de l'entreprise ou d'un organisme, et son résultat est consigné au registre de sécurité.

Qui peut faire les vérifications obligatoires ?

Une personne qualifiée, appartenant ou non à l'établissement, compétente pour l'équipement vérifié, dont la liste est tenue à la disposition de l'inspection du travail (R4323-24 et R4323-100). Pour un échafaudage, l'OPPBTP précise : une personne formée, titulaire d'une attestation de compétences et désignée par le chef d'entreprise, ou un organisme extérieur.

Combien de temps garder les rapports de vérification ?

Les textes cités ici ne fixent pas de durée de conservation. Ils imposent de consigner les résultats au registre de sécurité et d'annexer les rapports des vérificateurs extérieurs, sur papier ou sur support numérique (R4323-25 à R4323-27).

Une PIRL doit-elle passer une VGP ?

Non : selon l'OPPBTP, les PIR et PIRL ne sont pas soumises à l'arrêté du 21 décembre 2004, qui ne vise que les échafaudages. Elles relèvent du maintien en état (R4322-1) ; l'OPPBTP recommande un examen de leur état au moins tous les douze mois, consigné au registre de sécurité.

Sources

  1. Légifrance, arrêté du 21 décembre 2004 relatif aux vérifications des échafaudages (NOR SOCT0412588A) — consulté le
  2. OPPBTP, article 23 de l'arrêté du 1er mars 2004 (appareils de levage), texte et analyse, mis à jour le 23 février 2024 — consulté le
  3. INRS, réglementation du travail en hauteur (vérifications des échafaudages, appareils de levage de personnes, EPI) — consulté le
  4. Code du travail numérique, articles R4323-22 à R4323-28 et R4322-1 — consulté le
  5. DREETS Occitanie, fiche EPI contre les chutes de hauteur (vérification annuelle, ancrages, R 430) — consulté le
  6. OPPBTP, à quelle fréquence doit-on vérifier un échafaudage ? (mise à jour du 2 mars 2020) — consulté le
  7. OPPBTP, utiliser des échelles portables en sécurité (contrôle formalisé annuel recommandé)
  8. OPPBTP, quand doit-on vérifier les PIR et les PIRL ?

Informations vérifiées le 1 octobre 2026.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
Politique éditoriale et usage de l'intelligence artificielle

Quel matériel ?