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Réglementation

Vérification d'échafaudage obligatoire : avant usage, jour, trimestre

Par Rédigé avec l'aide d'une IA ⓘ

Plancher en bois d'un échafaudage de façade bordé de garde-corps, au-dessus d'une rue de ville
Image générée par IA (image virtuelle) : illustration, ne représente pas un produit ou une situation réels.

Avant toute utilisation, lisez la notice du fabricant et vérifiez l'état du matériel. Ce guide ne remplace ni la notice, ni une formation au travail en hauteur, ni l'avis d'un professionnel. En milieu professionnel, le Code du travail (articles R4323-58 et suivants) et l'évaluation des risques de l'employeur priment sur ce guide. Notre avertissement de sécurité.

La règle. Tout échafaudage, fixe ou roulant, est vérifié avant chaque mise ou remise en service (adéquation, montage, état), examiné chaque jour, et ne peut rester en service sans un examen approfondi de son état de moins de trois mois (arrêté du 21 décembre 2004).

Les textes

Ce que dit le texte

L’arrêté du 21 décembre 2004, publié au Journal officiel du 31 décembre 2004 et toujours en vigueur, s’applique à tout échafaudage, fixe ou roulant, quelle que soit sa hauteur : il le définit comme un équipement de travail composé d’éléments montés temporairement pour constituer des postes de travail en hauteur et permettre d’y accéder. Il impose trois rendez-vous : avant la mise en service, chaque jour, tous les trois mois au plus.

Frise des trois vérifications d'un échafaudage : avant mise en service avec trois examens, chaque jour, au moins tous les trois mois, et les cinq cas de remise en service

1. Avant la mise ou la remise en service

C’est la vérification la plus complète. Elle cumule les trois examens que l’article 3 de l’arrêté définit :

ExamenCe qu’on vérifie
AdéquationL’échafaudage convient aux travaux prévus et aux risques encourus ; les opérations sont compatibles avec les conditions d’utilisation fixées par le fabricant (hauteur, charges, efforts, nombre de personnes).
Montage et installationIl est monté de façon sûre, selon la notice du fabricant ou, pour une configuration non prévue, selon la note de calcul et le plan de montage d’une personne compétente.
État de conservationLe bon état de tous les éléments pendant toute la durée d’installation (détail ci-dessous).

Elle est due dans cinq cas (article 4) :

  1. à la première utilisation ;
  2. après un changement de site, ou un démontage suivi d’un remontage ;
  3. après un changement de configuration, un remplacement ou une transformation importante des constituants essentiels, notamment à la suite de tout accident ou incident provoqué par la défaillance d’un constituant ou de tout choc ayant affecté la structure ;
  4. à la suite d’une modification des conditions d’utilisation, des conditions atmosphériques ou d’environnement susceptibles d’affecter la sécurité ;
  5. après une interruption d’utilisation d’au moins un mois.

Pour la faire, le chef d’établissement met à la disposition des personnes chargées des vérifications les documents adéquats, et leur communique par écrit les informations nécessaires aux examens d’adéquation et de montage (article 2). Quand l’échafaudage est monté par une autre entreprise, la R 408 prévoit un procès-verbal de réception écrit et contradictoire, signé par le monteur et l’utilisateur, puis un panneau fixé à l’échafaudage qui rappelle ses conditions d’utilisation et interdit l’accès aux personnes non autorisées.

2. Chaque jour

L’examen journalier porte sur l’état de conservation. Les points que l’arrêté énumère pour cet examen sont ceux que l’on contrôle en faisant le tour de l’échafaudage :

  • garde-corps, plinthes et moyens d’accès présents et correctement installés ;
  • aucune déformation permanente ni corrosion qui compromette la solidité ;
  • toutes les fixations et liaisons en place, sans jeu anormal ;
  • amarrages bien tenus, aucun désordre aux appuis ; calages et stabilisateurs présents ;
  • filets et bâches bien fixés, sans discontinuité ;
  • planchers continus, plans, horizontaux et bien tenus, sans encombrement ;
  • charges admissibles toujours affichées, et aucune charge qui les dépasse.

Toute anomalie est consignée au registre et levée avant de remonter. Pour un échafaudage roulant, la R 457 propose de garder la trace journalière sur une feuille placée à la trappe d’accès (date, observations, nom et signature) ; on y ajoute, avant chaque usage, la verticalité, le blocage des roues et la pose des stabilisateurs, gestes détaillés dans monter un échafaudage roulant.

3. Tous les trois mois, au plus

L’examen approfondi de l’état de conservation doit avoir moins de trois mois : au-delà, l’échafaudage doit sortir du service. La R 457 admet que, pour un roulant, cet examen est d’une portée comparable au journalier, mais il doit être formalisé au registre de sécurité au moins une fois tous les trois mois. Le registre de vérification d’échafaudage reprend ces trois examens.

Qui vérifie ?

Pas forcément un organisme de contrôle. L’OPPBTP le résume ainsi : la vérification peut être réalisée par une personne compétente, formée et titulaire d’une attestation de compétences, désignée par le chef d’entreprise, ou par un organisme extérieur. Pour les roulants, la R 457 précise que seules les personnes dont l’attestation porte la mention « Vérificateur et Utilisateur » peuvent faire ces vérifications. L’inspection du travail peut, de son côté, demander une vérification par un organisme agréé (article 7 de l’arrêté). Les attestations et la formation qui y mène sont traitées dans formation échafaudage R408 et R457.

Fixe ou roulant : ce qui change

Échafaudage de pied (fixe)Échafaudage roulant
Vérifications de l’arrêté de 2004Les trois, sans exceptionLes trois, sans exception
Recommandation de référenceR 408 (2004)R 457 (2011)
Mise en serviceRéception contradictoire si le monteur est une autre entreprise, panneau d’informationVérification à chaque installation sur un site
Trace journalièreRegistre, panneau de réceptionFeuille à la trappe d’accès (annexe 3bis de la R 457)
Points sensiblesAmarrages, appuis, bâches, vide entre plancher et façade (20 cm au plus, R4323-78)Freins, stabilisateurs, verticalité (moins de 1 % selon la R 457), personne dessus pendant un déplacement (interdit, R4323-75)

Les anciennes références de l’arrêté

L’arrêté de 2004 a été pris sous l’ancienne numérotation du Code du travail, recodifiée en 2008. Beaucoup de documents la citent encore.

L’arrêté citeAujourd’hui
Articles R. 233-11, R. 233-11-1 et R. 233-11-2 (vérifications des équipements de travail)Articles R4323-22 à R4323-28 (vérification initiale, vérifications générales périodiques, remise en service, registre)
Article L. 620-6 (registre)Registre de sécurité : article L4711-5 et article R4323-25
« Chef d’établissement »Employeur dont le personnel utilise l’échafaudage (terme inchangé dans l’arrêté)

Ce que l’on risque

Faute de vérification, c’est l’employeur qui répond : l’article L4741-1 du Code du travail punit d’une amende de 10 000 €, appliquée autant de fois qu’il y a de salariés concernés, la méconnaissance de ces règles. Toutes les autres périodicités (nacelles, EPI, échelles) sont réunies dans le tableau des vérifications obligatoires, et l’ensemble des règles de montage et d’usage dans la réglementation des échafaudages. Pour une façade, le dossier échafaudage de façade aide à cadrer le devis, réception et procès-verbal compris ; un échafaudage loué se vérifie de la même façon (voir la location d’échafaudage).

Obligatoire, recommandé ou faux ?

Ce que l'on entend souvent, et ce qu'il en est
AffirmationStatut
Vérifier l'échafaudage avant sa première utilisation sur chaque site.obligatoire
Examiner chaque jour l'état de conservation de l'échafaudage utilisé.obligatoire
Faire un examen approfondi au moins tous les trois mois.obligatoire
Un échafaudage roulant de faible hauteur échappe aux vérifications.faux
Seul un organisme agréé (Apave, Socotec…) peut vérifier un échafaudage.faux
Laisser une trace de la vérification journalière sur l'échafaudage roulant, à la trappe d'accès.recommandé
ParticulierL'arrêté vise le chef d'établissement dont le personnel utilise l'échafaudage : il ne s'impose pas à vous pour vos propres travaux. Faites pourtant les mêmes contrôles avant de monter : garde-corps, plinthes, freins, stabilisateurs, aplomb, planchers verrouillés. Une entreprise qui travaille chez vous sur son échafaudage, elle, doit le vérifier.
ProfessionnelLe chef d'établissement dont le personnel utilise l'échafaudage fait réaliser les vérifications par une personne compétente qu'il désigne ou par un organisme, remet au vérificateur la notice, le plan et la note de calcul, consigne les résultats au registre de sécurité et interdit l'usage tant qu'une anomalie n'est pas levée.

Questions fréquentes

Faut-il faire une VGP sur un échafaudage roulant ?

Le terme de vérification générale périodique ne figure pas dans l'arrêté du 21 décembre 2004. Un échafaudage roulant suit le même régime qu'un fixe : vérification avant chaque mise en service, examen chaque jour, examen approfondi au moins tous les trois mois. La R 457 note que, pour un roulant, cet examen trimestriel est comparable au journalier, mais il doit être inscrit au registre.

Qui peut faire la vérification d'un échafaudage ?

Une personne compétente, formée et titulaire d'une attestation de compétences, désignée par le chef d'entreprise, ou un organisme extérieur (OPPBTP). Pour un roulant, la R 457 réserve les vérifications au personnel dont l'attestation porte la mention « Vérificateur et Utilisateur ». L'inspection du travail peut exiger une vérification par un organisme agréé (article 7 de l'arrêté).

Quelle différence entre la réception et la vérification d'un échafaudage ?

La réception est la remise de l'échafaudage monté à l'entreprise qui l'utilise : la R 408 demande un procès-verbal écrit et contradictoire quand le monteur et l'utilisateur sont différents. La vérification avant mise en service est l'obligation de l'arrêté de 2004 ; elle se fait au moment de cette réception, puis l'examen journalier et trimestriel prend le relais.

Faut-il revérifier un échafaudage après un week-end ou un coup de vent ?

Après un week-end, l'examen journalier suffit. Une nouvelle vérification complète est due après une interruption d'au moins un mois, et après une modification des conditions atmosphériques ou d'environnement susceptible d'affecter la sécurité : après un coup de vent fort, dans le doute, on la refait.

Où noter les vérifications de l'échafaudage ?

Au registre de sécurité de l'établissement pour la vérification de mise en service, le trimestriel et toute anomalie (R4323-25). Pour un roulant, la R 457 propose une feuille fixée à la trappe d'accès pour la trace journalière. Le registre peut être tenu sur papier ou en version numérique (R4323-27).

Sources

  1. Légifrance, arrêté du 21 décembre 2004 relatif aux vérifications des échafaudages (JORF n° 304 du 31 décembre 2004) — consulté le
  2. OPPBTP, à quelle fréquence doit-on vérifier un échafaudage ? (mise à jour du 2 mars 2020) — consulté le
  3. OPPBTP, qui peut faire la vérification de l'échafaudage ? (mise à jour du 2 mars 2020) — consulté le
  4. Assurance Maladie, recommandation R 457 (échafaudages roulants, 10 mai 2011), annexes 3 à 5 — consulté le
  5. Assurance Maladie, recommandation R 408 (échafaudages de pied, 10 juin 2004), § 5.9 et annexes 6 et 7 — consulté le
  6. Code du travail numérique, articles R4323-22 à R4323-28 — consulté le

Informations vérifiées le 1 octobre 2026.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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