Modèle de document
Fiche de contrôle d'échelle, d'escabeau et de PIRL : modèle à imprimer
Garder la trace du contrôle de chaque échelle, escabeau, PIR ou PIRL : l'équipement, les points vérifiés, la décision (conforme, à réparer, hors service) et la date du prochain contrôle, avec un registre annuel du parc.
Une personne désignée par l'employeur et informée des points à vérifier, la notice du fabricant en main ; le particulier peut s'en servir pour une vieille échelle. À la mise en service, au moins tous les douze mois (recommandation de l'OPPBTP), après une chute, un choc ou le remplacement d'une pièce.
La fiche se télécharge en PDF ou en Word, ou s’imprime depuis cette page. Elle tient en deux feuilles : une fiche par équipement et par contrôle, avec 19 points, la décision et la date du prochain contrôle ; un registre annuel du parc, une ligne par contrôle, à joindre au registre de sécurité. Elle est libre, sans inscription, et ne demande aucune donnée.
Ce que la règle exige vraiment
Le web répète qu’il existe une « vérification annuelle obligatoire » des échelles. C’est inexact : les vérifications à date fixe n’existent que pour les équipements visés par un arrêté, comme les échafaudages ou les nacelles. Pour une échelle, un escabeau, une PIR ou une PIRL, l’obligation est plus large et moins précise : les maintenir en état de conformité, notice comprise.
| Affirmation | Statut | Base |
|---|---|---|
| Maintenir échelles, escabeaux, PIR et PIRL en bon état | obligatoire | R4322-1 |
| Sur un chantier, examiner le matériel avant sa mise ou remise en service, puis aussi souvent que nécessaire | obligatoire | R4534-15 et R4534-16 |
| Formaliser un examen au moins tous les douze mois, consigné au registre de sécurité | recommandé | OPPBTP |
| Faire contrôler ses échelles chaque année par un organisme agréé | faux | aucun texte |
Comment prouver qu’on maintient son matériel en état ? Par une trace datée. C’est le rôle de cette fiche. Le reste du tableau des fréquences (échafaudage, nacelle, harnais) est dans les vérifications obligatoires, et la question voisine, savoir si l’on peut travailler sur l’échelle elle-même, dans peut-on travailler sur une échelle ?.
Deux contrôles à ne pas confondre
| Contrôle avant usage | Examen périodique formalisé | |
|---|---|---|
| Qui | l’utilisateur | une personne désignée et informée |
| Quand | en début de journée, après tout incident | à la mise en service, au moins tous les 12 mois, après chute ou réparation |
| Durée | une minute | quelques minutes par équipement |
| Trace | aucune, sauf défaut signalé | la fiche, reportée au registre de sécurité |
| Repère | HSE britannique, OPPBTP | OPPBTP, notice du fabricant |
Le contrôle avant usage fait partie des gestes de base rappelés dans les règles pour utiliser une échelle : montants, patins, échelons, verrous, plateforme, marches propres. Au moindre défaut, on n’utilise pas l’échelle et on prévient le responsable. L’examen périodique reprend les mêmes points, plus en détail, et y ajoute ce que l’utilisateur ne voit pas d’un coup d’œil : le marquage, les soudures, l’anti-écartement, les stabilisateurs.
Les points du modèle
Les points reprennent les défauts que listent le HSE et l’OPPBTP (montants, patins, échelons, verrous, plateforme, marches ; pieds, tampons, soudures, écrous), ainsi que la composition d’une plateforme individuelle décrite par l’INRS.
| N° | Équipement | Point | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| 1 à 3 | tous | montants, échelons, patins | une échelle glisse par le pied ou plie par le montant |
| 4 | coulissante, transformable, télescopique | crochets et verrous | un plan mal verrouillé se replie sous la charge |
| 5 | échelle d’appui de plus de 3 m | barre stabilisatrice | exigée par l’EN 131 révisée au-delà de 3 m |
| 6 | tous | marquage | sans charge maximale lisible, impossible de vérifier l’usage |
| 7 à 11 | escabeau | articulations, anti-écartement, plateforme, marches, arceau | l’escabeau se referme ou bascule s’il s’écarte |
| 12 à 16 | PIRL, PIR | garde-corps, portillon, stabilisateurs, roues, accès | c’est le garde-corps qui fait de la PIRL une protection collective |
| 17 à 19 | tous | corde, assemblages, réparations de fortune | une réparation au fil de fer ne tient pas la charge prévue |
Le marquage mérite une attention particulière. Le décret n° 96-333 impose sur toute échelle portable, escabeau ou marchepied vendu en France une charge maximale en kilogrammes « en caractères très apparents », le modèle, le lot de fabrication et le responsable de la première mise sur le marché. Une étiquette effacée ne rend pas l’échelle dangereuse, mais elle empêche de vérifier sa conformité : c’est souvent le premier signe d’un matériel trop vieux pour un usage professionnel. Pour en racheter un, voir acheter une échelle conforme.
Remplir la fiche, pas à pas
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Identifier chaque équipement
Donnez un numéro à chaque échelle, escabeau ou PIRL et inscrivez-le sur le montant, au feutre indélébile ou sur une étiquette. Sans numéro, impossible de suivre un équipement d’une année sur l’autre.
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Réunir la notice
L’OPPBTP demande que le vérificateur dispose de la notice d’utilisation et d’une référence de l’état d’origine. Si elle est perdue, demandez-la au fabricant ou au vendeur.
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Contrôler point par point
Équipement propre, déplié, sur un sol plan. Cochez OK, R (à réparer) ou HS (hors service) pour chaque point concerné, et rayez ceux qui ne s’appliquent pas.
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Décider
Conforme : il reste en service. À réparer : il sort du service jusqu’au remplacement de la pièce. Hors service : il est retiré et rendu inutilisable, pour qu’il ne resserve pas par erreur.
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Dater et reporter
Fixez la date du prochain contrôle (douze mois au plus), signez, et reportez la ligne au registre annuel du parc, joint au registre de sécurité.
Après le contrôle
Un équipement mis hors service se remplace par un modèle adapté au travail réel. Si l’escabeau servait de poste de travail plus que quelques minutes, c’est l’occasion de passer à une PIRL ou une PIR, dont le garde-corps répond à la règle du Code du travail ; pour un escabeau de remplacement, le comparatif des escabeaux classe les modèles sur fiche technique.
Les échelles fixes à crinoline ne sont pas couvertes par ce modèle : ce sont des équipements installés à demeure, à contrôler selon la notice de leur fabricant et de leur installateur.
Le modèle, à imprimer
Imprimez cette page (Ctrl + P) : seule la fiche s'imprime. Identification de l'équipement, date, nom du vérificateur, signature, date du prochain contrôle.
Échelle d'appui (points 1 à 6)
- Montants ni tordus, ni fendus, ni enfoncés — conforme / à réparer / à rebuter
- Échelons présents, fixés, sans jeu ni fissure — conforme / à réparer / à rebuter
- Patins ou sabots présents et non usés — conforme / à réparer / à rebuter
- Crochets et verrous qui s'enclenchent (coulissante, transformable, télescopique) — conforme / à réparer / à rebuter
- Barre stabilisatrice présente et fixée (plus de 3 m) — conforme / à réparer / à rebuter
- Marquage lisible : charge maximale en kilogrammes, modèle, lot, responsable — conforme / à réparer / à rebuter
Escabeau (points 7 à 11)
- Articulations sans jeu anormal — conforme / à réparer / à rebuter
- Dispositif anti-écartement intact — conforme / à réparer / à rebuter
- Plateforme ni fendue ni voilée — conforme / à réparer / à rebuter
- Marches fixées, antidérapantes, propres — conforme / à réparer / à rebuter
- Arceau rigide et fixé — conforme / à réparer / à rebuter
PIRL et PIR (points 12 à 16)
- Garde-corps complet : main courante, lisse intermédiaire, plinthe — conforme / à réparer / à rebuter
- Portillon ou fermeture d'accès qui se referme — conforme / à réparer / à rebuter
- Stabilisateurs qui se déploient et se verrouillent — conforme / à réparer / à rebuter
- Roues libres, qui ne portent pas en position de travail — conforme / à réparer / à rebuter
- Marches d'accès, main courante et bac à outils en place — conforme / à réparer / à rebuter
Tous équipements (points 17 à 19)
- Corde et poulie de l'échelle à corde en bon état — conforme / à réparer / à rebuter
- Soudures, rivets, vis et écrous sans amorce de rupture ni desserrage — conforme / à réparer / à rebuter
- Aucune réparation de fortune ni pièce d'une autre marque — conforme / à réparer / à rebuter
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Modèle générique : adaptez-le à la notice du fabricant et à votre évaluation des risques.
Questions fréquentes
Qui peut faire le contrôle des échelles de l'entreprise ?
Pas besoin d'un organisme de contrôle. L'OPPBTP indique qu'un salarié de l'entreprise peut le faire après avoir été informé, avec la notice du fabricant et une référence de l'état d'origine ; pour les PIR et PIRL, le chef d'entreprise, son représentant ou une personne compétente qu'il désigne.
Une échelle doit-elle porter une étiquette de contrôle périodique ?
Aucun texte ne l'impose. La trace attendue est l'inscription au registre de sécurité. Une étiquette datée, posée sur le montant à côté du numéro d'identification, est seulement pratique : l'utilisateur voit tout de suite si l'équipement a été contrôlé et quand il doit l'être à nouveau.
Existe-t-il une attestation de contrôle pour une échelle ?
Non, aucun document officiel de ce nom n'existe pour les échelles, escabeaux et PIRL, contrairement aux équipements soumis à vérification générale périodique. La fiche datée et signée, reportée au registre de sécurité, joue ce rôle : elle montre que l'employeur maintient son matériel en état.
Que faire d'une échelle tombée ou heurtée ?
La contrôler avant de la réutiliser : le HSE britannique demande un contrôle par l'utilisateur après tout incident, et sur un chantier le matériel est réexaminé après tout effort anormal ou incident (R4534-16). Un montant tordu ou un échelon fissuré la met hors service.
Une PIRL se vérifie-t-elle comme un échafaudage ?
Non. Les PIR et PIRL ne relèvent pas de l'arrêté du 21 décembre 2004 sur les échafaudages, mais de l'obligation générale de maintien en état. L'OPPBTP demande un examen avant la mise en service, après toute modification, défaillance ou incident, et au moins tous les douze mois.
Le particulier doit-il contrôler son échelle ?
Aucune règle ne l'y oblige : le Code du travail ne vise pas les travaux qu'on fait chez soi. La fiche reste utile pour une échelle ancienne ou prêtée : quelques minutes suffisent pour repérer un patin usé ou un verrou qui ne s'enclenche plus, deux causes classiques de glissade ou de fermeture.
Sources
- Code du travail numérique, article R4322-1 (maintien en état de conformité) — consulté le
- Code du travail numérique, articles R4534-15 et R4534-16 (examen du matériel de chantier) — consulté le
- OPPBTP, quels contrôles réglementaires faut-il réaliser sur un escabeau ? — consulté le
- OPPBTP, quand doit-on vérifier les PIR et les PIRL ? — consulté le
- OPPBTP, utiliser des échelles portables en sécurité
- HSE (Royaume-Uni), how to check a ladder is safe before use — consulté le
- Légifrance, décret n° 96-333 du 10 avril 1996 (marquage des échelles, escabeaux et marchepieds)
- INRS, échafaudages et plates-formes individuelles (composition d'une PIRL)
Informations vérifiées le 1 octobre 2026.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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