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Plan de prévention : modèle Word et PDF pour travaux en hauteur
Arrêter, avant le début des travaux, les mesures que prend chaque entreprise contre les risques nés de leur présence simultanée sur le même site : chute de hauteur, chute d'objets, engins, électricité, secours.
Le chef de l'entreprise utilisatrice et le ou les chefs des entreprises extérieures, d'un commun accord, sous-traitants compris. Après l'inspection commune préalable et avant le début des travaux ; par écrit dès 400 heures de travail sur douze mois ou pour un travail dangereux de la liste de l'arrêté du 19 mars 1993 ; mis à jour quand l'opération change.
Le modèle se télécharge en Word, pour être complété à l’écran, ou en PDF, pour être imprimé et rempli à la main. Il suit l’ordre du Code du travail, de l’inspection commune aux signatures, et il est pré-rempli pour ce qui revient dans presque toutes les interventions en hauteur : accès au poste, bordure de vide, chute d’objets, engins, électricité, météo, secours. Il est libre, sans inscription.
La réponse courte
Un plan de prévention organise la co-activité : quand une entreprise extérieure travaille dans l’établissement d’une entreprise utilisatrice, leurs deux chefs analysent ensemble les risques nés de l’interférence de leurs activités et arrêtent, avant le début des travaux, les mesures que chacune prend (article R4512-6). Il devient obligatoirement écrit dans deux cas :
| Cas | Seuil | Texte |
|---|---|---|
| Durée | au moins 400 heures de travail prévisibles sur douze mois au plus, sous-traitants compris, travaux continus ou discontinus ; ou dès qu’il apparaît en cours de route que ce total sera atteint | R4512-7, 1° |
| Nature | quelle que soit la durée, des travaux dangereux de la liste fixée par l’arrêté du 19 mars 1993 | R4512-7, 2° |
Pour les travaux en hauteur, la liste compte une ligne décisive : les travaux du bâtiment et des travaux publics exposant à des risques de chute de hauteur de plus de 3 mètres. Elle cite aussi les travaux exposant au contact avec des pièces nues sous tension supérieure à la très basse tension, ceux qui recourent à des ponts roulants ou des grues, la démolition, ou encore la maintenance de certains équipements de travail soumis à vérification périodique, appareils de levage exceptés. Un couvreur qui refait la toiture d’un entrepôt en exploitation, une entreprise de peinture qui travaille sur un échafaudage à plus de 3 m dans le hall d’une usine, un électricien qui travaille au contact de pièces nues sous tension : dans ces trois cas, le plan est écrit.
Où il s’applique, et où il ne s’applique pas
Le plan de prévention vise toute opération d’une entreprise extérieure, quelle que soit sa nature, dans l’établissement d’une entreprise utilisatrice, y compris ses dépendances et ses chantiers (R4511-1). Il ne s’applique pas aux chantiers de bâtiment ou de génie civil soumis à l’obligation de coordination, ni aux autres chantiers clos et indépendants (R4511-3) : là, la sécurité s’organise par le plan général de coordination et le PPSPS de chaque entreprise.
| Situation | Document | Texte |
|---|---|---|
| Entreprise extérieure dans un site en activité (usine, entrepôt, commerce, bureaux, collectivité) | plan de prévention | R4511-1, R4512-6 |
| Chantier de bâtiment ou de génie civil soumis à coordination | plan général de coordination et PPSPS de chaque entreprise | R4511-3, L4532-9 |
| Chantier clos et indépendant | règles du chantier ; l’entreprise utilisatrice coopère avec le coordonnateur | R4511-3 |
Ce que le plan doit contenir
Le Code fixe un contenu minimal, que le modèle reprend dans ses rubriques.
| Rubrique obligatoire | Texte | Dans le modèle |
|---|---|---|
| Les phases d’activité dangereuses et les moyens de prévention correspondants | R4512-8, 1° | rubrique 4 |
| L’adaptation des matériels, installations et dispositifs aux opérations, et leur entretien | R4512-8, 2° | rubrique 5 |
| Les instructions à donner aux travailleurs | R4512-8, 3° | rubrique 6 |
| L’organisation des premiers secours et le dispositif de l’entreprise utilisatrice | R4512-8, 4° | rubrique 7 |
| La participation des travailleurs d’une entreprise aux travaux d’une autre, et l’organisation du commandement | R4512-8, 5° | rubriques 2 et 4 |
| La liste des postes susceptibles de relever du suivi individuel renforcé | R4512-9 | rubrique 2 |
| La répartition des charges d’entretien des locaux mis à disposition | R4512-10 | rubrique 8 |
| Le repérage de l’amiante, joint au plan | R4512-11 | rubrique 8 |
Avant de rédiger, il y a l’inspection commune préalable des lieux, des installations et des matériels prêtés (R4512-2). Le chef de l’entreprise utilisatrice y délimite le secteur d’intervention, matérialise les zones dangereuses et indique les voies de circulation (R4512-3) ; les employeurs se communiquent toutes les informations utiles à la prévention (R4512-5). Toutes les entreprises qui concourent à l’opération, sous-traitants compris, doivent y participer, rappelle l’INRS.
Ce qu’il doit dire du travail en hauteur
Le Code ne demande pas un chapitre « hauteur », mais les phases dangereuses d’une intervention en hauteur sont presque toujours les mêmes. Pour chacune, le plan dit qui fournit quoi et qui vérifie.
- Le moyen d’accès. La protection collective passe d’abord : échafaudage, plateforme individuelle roulante, nacelle (R4323-62). L’échelle reste un moyen d’accès ; elle ne devient poste de travail que dans les deux cas de l’article R4323-63, détaillés dans peut-on travailler sur une échelle ?. L’ensemble des articles applicables est commenté dans ce que dit le Code du travail sur le travail en hauteur.
- L’état des équipements. Un échafaudage est vérifié avant sa mise en service, puis chaque jour et tous les trois mois ; une nacelle a sa vérification périodique ; une échelle ou une PIRL doit être maintenue en état. Le plan indique la date de la dernière vérification de chaque équipement et l’entreprise qui le fournit. Les fréquences sont dans le tableau des vérifications obligatoires, et la trace des échelles dans la fiche de contrôle d’échelle.
- Les personnes. Monter, vérifier ou utiliser un échafaudage demande une formation et une attestation de compétences (formation R408 et R457) ; conduire une nacelle, une autorisation de conduite de l’employeur (CACES R486).
- Le harnais. S’il faut un système d’arrêt de chute, le travailleur n’est jamais seul, pour pouvoir être secouru à temps, et l’employeur précise par écrit les points d’ancrage et les modalités d’utilisation (R4323-61). Le plan dit qui décroche une personne suspendue, avec quoi et en combien de temps : c’est la question que la rubrique « premiers secours » oublie le plus souvent.
- Le dessous et l’autour. Zone balisée sous le poste de travail, circulation détournée, plinthes, outils attachés : la chute d’objets touche d’abord les salariés de l’entreprise utilisatrice.
- La météo. Les travaux en hauteur sont interdits quand les conditions météorologiques compromettent la sécurité (R4323-68) ; le plan fixe qui décide de l’arrêt.
Remplir le modèle
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Rassembler les informations
L’entreprise utilisatrice communique ses consignes de sécurité (R4512-4) ; chaque entreprise extérieure décrit ses travaux, ses matériels, ses sous-traitants et son effectif. Estimez le nombre total d’heures : il décide de l’écrit.
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Faire l'inspection commune
Une visite des lieux avec toutes les entreprises. Notez dans la rubrique 3 le secteur d’intervention, les zones dangereuses et leur matérialisation, les voies de circulation.
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Analyser les interférences
Rubrique 4 : une ligne par phase dangereuse, avec la mesure et l’entreprise qui en est chargée. Gardez, complétez ou rayez les exemples proposés.
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Décrire les équipements et les secours
Rubriques 5 et 7 : qui fournit chaque équipement de travail en hauteur, sa date de vérification, la formation de ceux qui l’utilisent ; l’organisation des premiers secours, sauvetage en hauteur compris.
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Arrêter, signer, informer
Le plan est arrêté avant le début des travaux. Lorsqu’il est obligatoirement écrit, il reste à la disposition de l’inspection du travail, des agents de prévention de la sécurité sociale et de l’OPPBTP pendant toute la durée des travaux, et l’entreprise utilisatrice informe par écrit l’inspection du travail de l’ouverture des travaux (R4512-12).
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Accueillir et suivre
Avant le début, sur place, le chef de l’entreprise extérieure présente à chacun de ses salariés les dangers, les zones dangereuses, les protections et les voies d’accès (R4512-15). Notez chaque changement dans le tableau des mises à jour.
Les limites du modèle
Un modèle ne fait pas l’analyse à votre place : il en garde l’ordre et la trace. Il ne remplace ni l’évaluation des risques de chaque employeur, ni les notices des équipements, ni les documents particuliers que votre client peut exiger, comme un permis de travail en hauteur ou un permis de feu. Les entreprises qui travaillent régulièrement chez les mêmes clients gagnent à garder le tableau des mises à jour vivant plutôt qu’à refaire un plan à chaque passage.
Le modèle, à imprimer
Imprimez cette page (Ctrl + P) : seule la fiche s'imprime. Identification de l'équipement, date, nom du vérificateur, signature, date du prochain contrôle.
1. L'opération et les entreprises
- Objet, lieu, dates, nombre d'heures prévisible et motif de l'écrit renseignés — conforme / à réparer / à rebuter
- Entreprise utilisatrice, entreprises extérieures et sous-traitants identifiés, avec leur responsable — conforme / à réparer / à rebuter
2. L'inspection commune préalable
- Lieux, installations et matériels prêtés visités par toutes les entreprises — conforme / à réparer / à rebuter
- Secteur d'intervention, zones dangereuses et voies de circulation délimités — conforme / à réparer / à rebuter
3. Les risques et les mesures
- Chaque phase dangereuse a sa mesure et l'entreprise qui en est chargée — conforme / à réparer / à rebuter
- Équipements de travail en hauteur vérifiés, utilisateurs formés ou autorisés — conforme / à réparer / à rebuter
4. Instructions, secours, suivi
- Consignes transmises et accueil sur place prévu — conforme / à réparer / à rebuter
- Organisation des premiers secours décrite, secours d'une personne suspendue compris — conforme / à réparer / à rebuter
- Tableau des mises à jour et signatures — conforme / à réparer / à rebuter
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Modèle générique : adaptez-le à la notice du fabricant et à votre évaluation des risques.
Questions fréquentes
Qui doit faire le plan de prévention ?
Les deux parties. Le chef de l'entreprise utilisatrice, qui accueille les travaux, et le chef de chaque entreprise extérieure l'arrêtent d'un commun accord, après une inspection commune des lieux (R4512-6). L'entreprise utilisatrice assure ensuite la coordination générale des mesures de prévention (R4511-5).
Qui signe le plan de prévention ?
Le Code du travail n'exige pas de signature. L'INRS la recommande fortement, parce qu'elle prouve l'accord des entreprises sur les mesures retenues. Si un signataire quitte son entreprise en cours d'opération, l'INRS recommande que son successeur prenne connaissance du plan et le signe à son tour.
Plan de prévention ou PPSPS : lequel faire ?
Cela dépend du lieu. Le plan de prévention vaut quand une entreprise intervient dans l'établissement d'une autre (une usine, un entrepôt, un immeuble de bureaux). Sur un chantier de bâtiment ou de génie civil soumis à coordination, ou un chantier clos et indépendant, il ne s'applique pas (R4511-3) : chaque entreprise y rédige un PPSPS quand le chantier a un plan général de coordination (L4532-9).
Le plan de prévention doit-il toujours être écrit ?
Non : il est obligatoire par écrit dans deux cas, 400 heures de travail prévisibles sur douze mois au plus, ou des travaux dangereux de la liste de l'arrêté du 19 mars 1993 (R4512-7). Dans les autres cas, l'analyse commune et les mesures restent dues ; l'INRS recommande de les écrire systématiquement.
Peut-on faire un plan de prévention annuel ?
Le Code raisonne par opération, et le seuil de 400 heures se calcule sur douze mois, travaux continus ou discontinus. Pour des interventions répétées d'une même entreprise, un plan couvrant l'année est une pratique courante, mais l'INRS prévient que sa partie générale ne suffit pas : il faut l'actualiser et le compléter à chaque intervention, et la jurisprudence a sanctionné des entreprises qui s'en tenaient à un document annuel général.
Un plan de prévention est-il obligatoire pour des travaux en hauteur ?
Un plan est dû dès qu'il existe des risques d'interférence entre les entreprises. Il doit être écrit, quelle que soit la durée, pour les travaux du bâtiment et des travaux publics exposant à une chute de plus de 3 mètres, qui figurent sur la liste de l'arrêté du 19 mars 1993.
Sources
- Code du travail numérique, article R4512-7 (plan de prévention écrit : 400 heures, travaux dangereux) — consulté le
- Code du travail numérique, article R4512-6 (analyse commune des risques d'interférence) — consulté le
- Code du travail numérique, article R4512-8 (contenu minimal du plan) — consulté le
- Code du travail numérique, article R4512-12 (plan tenu à disposition, information de l'inspection du travail) — consulté le
- Code du travail numérique, article R4511-3 (chantiers soumis à coordination exclus) — consulté le
- OPPBTP, article 1er de l'arrêté du 19 mars 1993 fixant la liste des travaux dangereux (mise à jour du 1er juin 2022) — consulté le
- INRS, entreprises extérieures : mesures de prévention préalables à l'intervention — consulté le
- INRS, focus juridique : format et contenu des plans de prévention (17 février 2025) — consulté le
Informations vérifiées le 1 octobre 2026.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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